Les consuls

L'acquisition de la maison consulaire est hautement symbolique pour un notable et fils de maire, car le bâtiment fût le siège du pouvoir civil et administratif durant cinq siècles. En effet, de 1249 à 1760, trois consuls, équivalents de nos maires actuels, étaient élus tous les lundis de Pâques afin de représenter les intérêts de la ville et de ses habitants.

Les consuls s'installent en 1354 sur la "Grant plassa", actuelle place d'Armes, en regard du pouvoir religieux détenu par l'évêque dont le palais se trouvait de l'autre côté de la place.

En 1701, les habitants décident de se doter d'un maire qui cohabitera avec les consuls jusqu'en 1760, date à laquelle l'administration consulaire disparaît au profit d'un mode de gouvernement municipal.

Le bâtiment

C'est vers 1540 que les consuls dotent l'édifice d'une remarquable façade Renaissance contrastant avec l'austérité de la cathédrale gothique. Fleuron architectural de la ville, elle présente un répertoire décoratif s'inscrivant dans la suite de celui réalisé au château de Chambord à la demande de François 1er et typique de l'italianisme de la Renaissance française. Il est à noter que ce type de décor est très rare en Auvergne, tout comme les maisons consulaires encore existantes dont on compte trois exemples dans le Cantal (Saint-Flour, Murat et Aurillac).

Un mur de la tourelle d'escalier, visible depuis la cour intérieure, conserve une peinture du XVIème sur laquelle on peut lire en lettres gothiques la devise des consuls : " Du don de Dieu ou de mes maîtres ".

Il ne reste rien du décor intérieur qui devait exister à la Renaissance. Seuls des lambris du XVIIIème dans la bibliothèque, inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, témoignent des aménagements intérieurs du bâtiment avant le rachat par Alfred Douët. D'autres décors sont inscrits à l'Inventaire bien qu'ils soient issus de remplois de portes ou cheminées réalisés par Alfred Douët.

Cour intérieure, tourelle d'escalier