Né à Saint-Flour en 1875, Alfred Douët est le fils unique d'une famille de notables. Son père, Léon Douët, dirige la banque familiale et occupe plusieurs fois la fonction de maire de la ville. Licencié en droit et inscrit au barreau, Alfred Douët n'exerce pourtant pas sa profession d'avocat, préférant se consacrer à sa passion première, les chevaux. Il crée ainsi l'un des plus importants élevages du Cantal et écrit quelques articles dans des journaux spécialisés.

De son premier mariage en 1903, il aura deux fils, Guy et Bertrand, qui mourront en 1936 et 1941 de la tuberculose. Devenu veuf en 1920, il épouse en secondes noces Marie Rose Cotantin en 1922.

Engagé volontaire en 1914 comme lieutenant au Train des Equipages, il sera décoré de la Croix de Guerre puis fait Chevalier de la Légion d'Honneur.

Il meurt à Paris le 27 janvier 1952, des suites d'une pneumonie contractée lors d'une séance d'équitation.

Sa passion pour l'art et l'histoire est inaugurée au début du XXème siècle, lorsqu'il installe sa famille au château des Ternes, près de Saint-Flour. Acheté en état de quasi-ruine, Alfred Douët le restaure, le meuble et rédige une monographie sur ce château qui restera dans la famille jusqu'en 1973.

A partir de 1914, il procède au rachat de la maison consulaire de Saint-Flour alors divisée en plusieurs lots. Il obtient le classement des bâtiments au titre des Monuments Historiques en 1928 et débute alors la rénovation. A partir des années 30, il va régulièrement à Paris, à l'Hôtel Drouot, pour enrichir sa collection et procéder ainsi à l'aménagement intérieur de la maison consulaire.

Sa vie

 

Son œuvre

En 1948, alors que l'œuvre touche à son aboutissement, il rédige son testament, léguant à la Caisse d'Epargne de Saint-Flour la maison consulaire et l'intégralité des collections qui s'y trouvent, charge à elle d'en faire un musée portant son nom qui ouvrira ses portes au public en 1968.

Portrait en pied d'Alfred Douët
Alfred Douët et son fils Bertrand
Le Château des Ternes par A.Douët, 1932