Pastoralisme des collections
Le 28 février 2022, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé
2026 “Année internationale du pastoralisme et des pâturages”, soulignant le rôle
essentiel des parcours pastoraux dans la durabilité environnementale, la croissance
économique et la résilience des communautés à travers le monde.
Les terrains de parcours et le pastoralisme sont porteurs d’une grande diversité
d’écosystèmes, de cultures, d’identités et de savoirs traditionnels, issus d’une
longue cohabitation entre l’humain et la nature. Cette année internationale vise,
entre autres, à mieux connaître la richesse que représentent les cultures issues de
ces territoires.
Le fait pastoral revêt des formes diverses selon les domaines artistiques et
sociologiques. Le terme « pastoral(e) » est utilisé dès le XIIe siècle dans le sens
du pasteur qui réunit les croyants en une communauté. Le mot est emprunté du
latin pastoralis qui signifie « berger, champêtre ». Dans le dictionnaire de l’Académie
Française, le pastoralisme se définit comme ce « qui est relatif aux pasteurs, aux
bergers, au mode de vie de ceux qui pratiquent l’élevage du bétail par opposition à
ceux qui cultivent la terre. »
Le musée d’art et d’histoire Alfred-Douët a souhaité s’associer à cette
célébration internationale au travers de ses collections. Ainsi, ce sont une trentaine
d’œuvres du parcours permanent, des réserves et quelques prêts qui sont mis à
l’honneur autour de cette thématique. Le choix des œuvres tente modestement
de dresser une suite historique du fait pastoral dans l’histoire des arts, des objets
les plus raffinés à ceux, tout aussi émouvants, qui relèvent des pratiques paysannes.
Dans le parcours, sont proposés deux films des archives de l’INA donnant corps au
pastoralisme et à ceux qui l’on fait vivre et le font vivre encore, à savoir les bergers
et les animaux. Chaque œuvre est mise en valeur sur un support de couleur vert clair,
dessinant ainsi une (re)lecture des œuvres du parcours permanent.